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La Biogénéalogie

Qu’est-ce-que la Biogénéalogie ?

La Biogénéalogie peut être assimilée à un système d’exploitation constitué de 29 profils-types contenant chacun les différents événements marquants d’une histoire familiale, avec ses conséquences pour la descendance, (comportements, troubles, pathologies) ainsi que les modèles d’apprentissage qui s’y rapportent pour la rééducation.

La Biogénéalogie est fondée sur l’idée que nos comportements de vie résulteraient implicitement, d’adaptations et de stratégies gagnantes de survie, en lien avec ce qui nous a été transmis et appris. Chaque personne est porteuse de deux programmes de survie : son programme d’individu et le programme de l’espèce humaine (la reproduction), ce dernier assurant la pérennité et de ce fait la bonne continuité de la lignée.

Les 29 profils sont regroupés sous le terme conflits prioritaires.
Conflits : car le comportement excessif et inadapté de la personne est en opposition avec son désir conscient et inconscient d’évoluer.
Prioritaires : car tant que la personne est conditionnée dans ses agissements par ses peurs (qui sont en fait des conséquences), la cause n’est pas traitée.

Le sens des conflits prioritaires réside de la proposition d’une opposition entre le programme général de l’espèce humaine (reproduction) et le programme de l’individu. Ce dernier ayant pu évoluer de manière plus ou moins incohérente à la suite de failles et de blessures gravées dans la lignée qui vont s’inscrire implicitement au patrimoine familial de chacun, se transmettant ainsi au fil des générations et aboutir parfois à des non sens.
La logique veut que lorsqu’un évènement a été vécu de façon traumatique, on va par la suite chercher à l’éviter. La prévention implicite du traumatisme peut conduire à un comportement excessif voire inadapté pour la descendance, l’information d’un danger toujours possible.

Chaque conflit prioritaire est associé à un non sens bien particulier, avec ses repères dans l’histoire familiale et ses conséquences pour la descendance : les peurs, les blocages, les comportements, les événements ainsi que certaines pathologies.

Un profil ou conflit prioritaire : un événement = un danger toujours possible = un conditionnement = une reprogrammation.

Les informations transmises au travers de la Biogénéalogie permettant d’aider une personne en difficulté ne sont en aucun cas un paradigme ou une vérité absolue à respecter. Elles constituent plutôt un guide découlant des 29 profils-type, inspiré par les répétitions des histoires familiales et de leurs conséquences au regard du programme de l’espèce, (le plus ancestral : celui qui nous pousse à dire lors d’une catastrophe : « les femmes et les enfants d’abord »).

Ce guide est une sorte de référence de sécurité (ramener la personne dans la notion du vital) qui s’appuie ponctuellement sur le programme de survie de l’espèce, afin de remettre les compteurs d’une personne à zéropour une problématique donnée et lui permettre de se reprogrammer. Par la suite, la personne reprendra le cours normal de son évolution (un peu comme une béquille, en attendant de remarcher normalement, qu’elle pourra abandonner après sa rééducation). C’est une forme de réinitialisation.


Pratique de la Biogénéalogie :

Exemple : une femme a peur de devenir mère sans raison apparente, mais lorsque l’on regarde dans son histoire familiale, on peut retrouver dans ses deux lignées, des morts de mères jeunes et des abandons.
Mais attention : on ne peut pas dire pour autant que morts de parents et abandons sur plusieurs générations vont impliquer obligatoirement une peur d’être parents.

De façon isolée, la lecture des profils peut servir d’indices et de repères, mais l’histoire familiale d’une personne ne se limite pas à un seul événement, le résultat est plus complexe. C’est pour cette raison que les 29 profils sont toujours imbriqués les uns aux autres et ne permettent donc pas une définition de dictionnaire, voire des recettes de cuisine à transmettre à tout le monde, l’interprétation est liée au contexte du cas étudié.

Tout l’art de la Biogénéalogie est donc de repérer la stratégie unique de la personne qu’elle est prête à modifier en toute sécurité pour ne pas la conduire au-delà de ses possibilités. C’est la mise en corrélation de la connaissance exacte de chacun des 29 profils par l’écoute attentive de l’énoncé du problème de la personne : vocabulaire employé, objectif, histoire, ressentis et tout autre indicateur qui va faire émerger son profil unique. C’est à chaque fois une enquête sur mesure.

Ces 29 profils vont servir dans un premier temps de référence à l’observation et à l’analyse permettant une meilleure compréhension des fonctionnements et du vécu du moment (route longue) et dans un deuxième temps la possibilité d’apporter une rééducation pour le futur par le biais d’un apprentissage.

La physiologie du cerveau permet grâce à sa plasticité de créer de nouvelles connexions afin d’acquérir de nouveaux apprentissages. Ceux-ci sont conditionnés par le besoin et la demande du patient. En effet, il faut être prêt à un changement afin de se servir au mieux de son capital hérité qui est de toute évidence le meilleur pour soi.
Une personne qui constate que ses comportements (qui étaient les mieux adaptés jusqu’à ce jour puisqu’elle est toujours en vie) lui procurent aujourd’hui plus de désavantages que d’avantages, nous autorise à lui proposer la mise en évidence d’un ou de plusieurs profils ainsi que les apprentissages correspondants. Ceci doit rester une proposition et non pas une obligation absolue, la personne ayant toujours son libre arbitre et sa capacité de discernement pour accepter ou non le début du changement.

Exemple : une personne peut rester soumise à une situation pendant des années, même si elle est malheureuse : il n’y a pas de jugement à porter car c’est la meilleure solution pour elle. Mais le temps peut parfois réveiller son instinct de survie, comme si l’ordre du vital prenait le dessus et poussait cette personne à sortir du stress de sa soumission devenu aujourd’hui insupportable.

C’est à cet instant-là qu’intervient l’aide de la Biogénéalogie pour répondre aux questions restées sans réponse et donner à la personne les moyens de changer.
La Biogénéalogie peut répondre à toute personne qui se trouve à un moment donné de son existence, bloquée dans ses stratégies, dans l’incompréhension de ses peurs (adaptées ou non adaptées au vécu du moment), dans ses répétitions continuelles avec l’impression qu’il y a chez elle des choses qui ne lui appartiennent pas, etc.…
La Biogénéalogie propose de ne pas attendre d’en arriver au stade de l’ordre du vital pour rééduquer ce qui est considéré comme un handicap afin de ne pas atteindre le point de non-retour, (la limite du supportable pour la personne).


La rééducation:

Elle se décompose en trois étapes :

La première consiste en la prise de conscience de son non-sens en lien avec ce qui a été transmis et appris et la motivation de ne plus le cautionner.
La reconnaissance de son problème ne suffit pas à changer ses comportements, mais elle est indispensable pour commencer son apprentissage qui donnera ses fruits dans un futur proche, rarement au présent, puisque même si j’ai compris le sens de mes comportements et de mon vécu, je continuerai à réagir avec ce qui a été appris, sachant que cela constitue pour le moment mon capital de survie d’où l’intérêt d’apprendre à fonctionner différemment.

Ex : prise de conscience de pourquoi je vis des abus d’autorité :
Le programme de l’autorité qui est censé être une protection pour l’enfant afin qu’il puisse savoir se protéger lui-même une fois adulte a été dénaturé au fil des générations par trop d’abus de la part des personnes chargées de l’autorité. Il ya une confusion entre autorité et autoritarisme. Les limites que l’on doit se poser pour sa propre sécurité deviennent incohérentes et laissent la porte ouverte à des abus de la part des autres. La question que l’on peut se poser est :
Est-ce-que je veux continuer à vivre des abus et transmettre que l’autorité est abusive ?
C’est la proposition et le début de la rééducation.

Conscience du problème et compréhension de ses stratégies

La deuxième consiste à repérer dans son quotidien ses comportements liés au non-sens à l’aide des nouvelles informations reçues. Il est important de se confronter à sa problématique en conscience pour permettre l’apprentissage qui ne peut s’enregistrer dans l’acquis que par l’expérience et la répétition. Mais c’est aussi par ce moyen que l’on ouvre le bon fichier concerné.
Se rééduquer sans être au contact du problème, c’est prendre le risque que la nouvelle donnée s’enregistre n’importe où dans notre cerveau et finisse par être oubliée, voire effacée.

Ne pas négliger la deuxième étape qui est essentielle à l’apprentissage, respecter son rythme et ne pas augmenter le stress lorsque l’on est face à son conflit. C’est une étape inconfortable mais nécessaire pour permettre aux nouvelles données de se superposer aux anciennes.

Ouverture du fichier concerné pour la rééducation

La troisième consiste à donner à son cerveau le modèle d’apprentissage adéquat à chaque fois que la personne vit une expérience liée à son conflit en toute conscience, afin de rééduquer par la répétition son infrastructure de base.

 

Enregistrement du nouveau programme en vue d’un changement souhaité.

 

La Biogénéalogie ne doit en aucun cas se substituer à un traitement médical ou para médical quel qu’il soit,
ni à aucune autre forme de thérapie.
Elle constitue plutôt une approche complémentaire,
voire préventive.

Cet outil peut être utilisé dans une séance de kinésiologie


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